Bonjour randonneurs et randonneuses !
Mon dernier texte traitant du SIA a été écrit dans la vallée de la Matapédia et celui-ci vous parvient du village de Gros-Morne. Entre Saint-Vianney et notre présente localisation, on a marché plus de 280 km en 15 jours et traversé seulement 3 villages (Mont-Saint-Pierre, Mont-Louis et L’Anse-Pleureuse), tous trois dans les deux derniers jours  ! Bien que presque entièrement forestières, les deux dernières semaines ont recelé de multiples facettes, dont voici les grandes lignes.
 
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Saint-Vianney
Petite bourgade entre Matane et Amqui, Saint-Vianney n’a pas a priori les allures d’Orlando. Et pourtant… Pour les grands randonneurs qui ont le bonheur d’y faire escale, il s’agit du havre parfait pour préparer un séjour prolongé dans les Notre-Dame. Un bâtiment municipal – de toute évidence récent – comprenant toilettes, douches (gratuites), laveuse et sécheuse est mis à notre disposition, en plus de l’abri du SIA. En traversant la rue, on se retrouve au restaurant-bar-épicerie, puis à un coin de rue au bureau de poste (pratique pour les colis de bouffe). Enfin, les locaux sont vraiment sympathiques. Bref, on peut se préparer pour le mieux à ce qui suit. Merci Saint-Vianney !
 
Réserve faunique de Matane
Une fois le poste John (accueil de la Réserve) franchi, on comprend à quoi on aura affaire pendant les prochains jours. Du bois. Voilà. C’est magnifiquement, mais aussi démesurément sauvage. Il n’y a rien en termes d’infrastructure bâti. C’est le néant. À intervalles réguliers, on franchit des routes de gravier, c’est la joie. Ce que l’on considère comme de la « civilisation » s’en tient aux zones de coupes forestières, aux infrastructures du SIA, aux chalets près du lac Matane et aux panneaux annonçant l’hyper dispendieuse Auberge de montagne des Chic-Chocs. Sinon, c’est de la forêt et quelques points de vue.
Notre expérience fut éprouvante physiquement et psychologiquement. Physiquement car il a plu pendant 3 jours et que l’essentiel du tracé est montagneux. Psychologiquement car ne voir qu’une poignée d’êtres humains pendant tout ce temps n’est pas usuel. Habitué des grands espaces, je me suis surpris à manquer à ce point mes semblables. Une chance que nous étions deux. Vers la fin de ce territoire démesuré nous attendaient plusieurs magnifiques surprises : la vue lors de la descente de l’Ana’sui’nui, la vertigineuse descente au Bonhomme du Nicol-Albert, une trail angel qui nous a offert bières, chips et concombre au Petit-Sault et enfin une époustouflante approche du Parc national de la Gaspésie par les Monts Matawee et Fortin. La réserve aura gardé ses joyaux pour la toute fin.
 
Parc national de la Gaspésie
Nous nous attendions à des foules, à des autocars de touristes à la recherche de caribous… Non. Il a fallut attendre jusqu’au Pic du Brûlé (dans les environs du lac Cascapédia) pour commencer à rencontrer des touristes qui ne s’aventurent que rarement hors des sentiers ultra aménagés des must-do prescrits dans les guides touristiques. Notre sentiment à l’égard de cette situation était ambiguë : on marchait depuis le Mont Logan sur un sentier très bien aménagé sans croiser vraiment de foules. C’était parfait, mais on n’arrivait pas à y croire. Il aura fallu arriver au Mont Albert pour trouver les masses. Mais bon, les paysages irréels qu’offre ce massif sont extraordinnairement exotiques à mes yeux et m’ont fait oublier les voix omniprésentes. J’ai pu voir des caribous sur un tapis de serpentinite. Wow. 20180816_114329
On aura par la suite pris une pause d’une journée au camping du Mont Albert. La première du voyage. Première brassée en 9 jours aussi. C’était un 5 dollars bien investi! La météo des jours à venir nous faisait frémir, on annonçait 60% de probabilité d’averses alors que nous serons en camping à 1000m d’altitude. On décida alors de se payer des places dans un refuge non-SIA. Ce fut une idée brillante. Non seulement on échappa au froid nocturne (finalement il n’a pas plu), mais on rencontra trois duos de randonneurs tout à fait intéressants. Les discussions furent aussi appréciées que le café que deux d’entre eux m’offrir le lendemain matin… Mon premier depuis Saint-Vianney. Yes sir.
Le lendemain de la nuit dans ce refuge, on s’est fait le toit du Québec méridional façon matinale : on est arrivé en haut un peu avant 11h00, histoire de respecter la législation entourant l’achalandage et les caribous. C’était pile poil avant les premiers touristes qui montent l’autre versant du Jacques-Cartier en partie en bus. Incroyable. C’était ma première fois sur cette magnifique montagne aux allures lunaires. Dès la descente on a senti se dissiper l’essence caractéristique des McGerrigle… Faudra revenir pour le Richardson, le Joseph-Fortin et l’Ernest-Laforce…
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Vers mon cher St-Laurent
Le camping Mont-Jacques-Cartier nous réserva deux belles surpises : un charmant couple de trail angels qui nous a rechargé en vin et en guimauves et des douches gratuites. Le lendemain s’entreprit avec un sourire. Tellement, que nous avons rallié le camping de Mont-Saint-Pierre, 33 km plus loin.
Le lendemain matin, après deux kilomètres… Le voilà, mon cher Saint-Laurent!
La suite la prochaine fois,
L’aventure se poursuit !
 
Jimmy « James » Couillard-Després
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